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Prévention des violences

Le contexte

L’engagement de la Fédération Française de Ski en faveur de la lutte contre toutes formes de violence s’exprime depuis de nombreuses années, au travers de diverses actions et, notamment, des opérations de communication grand public, via le site internet fédéral, des opérations de communication interne, via la mise en ligne de divers outils de prévention sur la Boîte à outils fédérale, une sensibilisation des moniteurs fédéraux lors de la formation des cadres bénévoles, la mise en place d’un suivi psychologique des sportifs de haut niveau et d’une attestation d’honorabilité.

Suite à la convention nationale de prévention des violences sexuelles dans le sport, organisée sous l’égide du ministère des sports le 21 février 2020, la Fédération Française de Ski a décidé d’aller encore plus loin dans la lutte contre les violences et de formaliser une stratégie volontariste avec le lancement de son plan fédéral de prévention des violences.

Le plan fédéral de prévention des violences

Le plan fédéral de prévention des violences s’adresse à l’ensemble des licenciés de la FFS, qu’ils soient dirigeants, encadrants, pratiquants (de tout âge et de tout niveau), sportif de haut niveau ou encore membre de l’entourage d’un sportif. Au-delà des violences sexuelles qui font l’objet d’une attention particulière, il entend s’attaquer à toutes les formes de violences, comme le harcèlement moral, le bizutage, les discriminations (racisme, homophobie…) ou encore les violences numériques.

Il a été rédigé en lien avec le médecin fédéral, le comité d’éthique, la commission juridique, la commission formation et la direction technique nationale.

Le plan fédéral de prévention des violences a été adopté le 31 octobre 2020, à l’unanimité, par le Comité directeur de la FFS. A cette occasion, le Comité directeur a identifié la lutte contre les violences dans l’ensemble des disciplines du ski et du snowboard comme un objectif prioritaire de la FFS.

Plan fédéral de prévention des violences en PDF

Zéro tolérance pour les violences

La violence peut être caractérisée par l’utilisation de la force et de la menace mais elle peut également résulter ou prendre d’autres formes.

Le harcèlement moral, par la répétition de propos et de comportements ayant pour but ou effet une dégradation des conditions de vie de la victime, est susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. La manipulation mentale fait également l’objet d’une attention particulière.

Les violences sexuelles regroupent notamment :

  • Les agressions sexuelles : des comportements basés sur l’utilisation de la force, menace, contrainte ou surprise de la part de l’agresseur qui peuvent prendre la forme d’attouchements (un baiser, une caresse et autres).
  • Les viols : le fait de commettre un acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur par violence, contrainte, menace ou surprise.
  • Les atteintes sexuelles : des actes de pénétration sexuelle qui ne supposent pas l’emploi de la violence, de la contrainte, de la menace ou de la surprise et qui sont commis par un majeur sur un mineur de moins de 15 ans et/ou par une personne ayant un lien d’autorité avec un mineur quel que soit son âge.
  • Le harcèlement sexuel : le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste, sans contact physique, qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante.

Le bizutage se caractérise le plus souvent par l’obligation d’accomplir des actes humiliants et dégradants notamment en début d’année scolaire ou de saison sportive. Il peut également prendre la forme d’une violence de nature sexuelle.

La discrimination consiste à défavoriser une personne en raison de son origine, son sexe, son âge, son orientation sexuelle ou de ses convictions politiques, philosophiques ou religieuses. À cet égard, le racisme et l’homophobie doivent être particulièrement combattus.

La violence numérique constitue une forme de violence via tout moyen de télécommunication, les messageries électroniques, internet, les réseaux sociaux et les jeux en ligne.

Selon les formes de violences, les agresseurs ne sont pas toujours ceux que l’on imagine. Il peut s’agir d’un homme ou d’une femme, d’un proche, d’une personne de confiance, d’un camarade, d’un encadrant ou d’une personne ayant autorité…

Les garçons comme les filles peuvent être victimes, y compris d’agressions de nature sexuelle.

Les violences peuvent survenir dans des lieux et situations très variés : le vestiaire ou l’internat, en situation isolée ou dans des contextes collectifs (entraînement, compétition, déplacement), lors des temps liés à la culture sportive (fête) ou de manière dématérialisée (internet, réseaux sociaux).

Il ne sera fait preuve d’aucune tolérance et tout auteur d’acte de violence fera l’objet de poursuites disciplinaires.

Un kit de communication et prévention des violences est à disposition de clubs affiliés sur la Boite à outils fédérale.

Sensibilisation et accompagnement des sportifs et de leur entourage : Libérons la parole !

Plus le délai entre l’acte commis et sa divulgation est important, notamment en matière de violences sexuelles, plus les victimes s’exposent à des traumatismes psychologiques ou difficultés scolaires et des souffrances supplémentaires. Plus le dossier sera long et difficile à instruire sur le plan judiciaire et administratif du fait de l’éloignement temporel des preuves. Il est donc primordial d’œuvrer afin de libérer au maximum la parole des victimes et témoins de violences.

Aucune victime n’est responsable de ce qui lui arrive

Afin de sensibiliser les acteurs du milieu fédéral du ski et du snowboard, d’encourager la libération de la parole en favorisant le dialogue, et d’informer sur les outils et ressources à disposition, différentes actions de sensibilisation sont mises en place chaque année, au niveau local (comité de ski) et national, à destination des différents acteurs et licenciés de l’écosystème fédéral.

  • Victime ou témoin, si vous avez des doutes ou des questions ?Pour les mineurs : le 119 « enfance en danger » est là pour vous écouter, vous aider et vous protéger.
    C’est gratuit et confidentiel www.allo119.gouv.frPour les personnes majeures : le 116 006 « France victime » est, disponible gratuitement à toute personne victime (7j / 7, de 9h à 19h, avec une messagerie interactive) www.france-victimes.fr

Accompagnement et aide aux victimes de violences sexuelles

Sur le volet de la lutte contre les violences sexuelles et le bizutage, la FFS a choisi d’adhérer et de se faire accompagner par Colosse aux pieds d’argile, association reconnue d’utilité publique qui a pour mission la prévention et la sensibilisation aux risques pédophiles notamment en milieux sportifs.

Vous êtes victime ou témoin de violences sexuelles ? Vous avez des doutes sur le comportement d’une personne de votre entourage ?
L’association Colosse aux pieds d’argile est là pour vous aider, n’hésitez pas à la contacter, c’est gratuit et confidentiel :  

05 58 97 85 23  //  07 50 85 47 10
contact.colosse@gmail.com
www.colosseauxpiedsdargile.org

Elle assure l’orientation et l’accompagnement, tant psychologique que juridique, des victimes de violences sexuelles mais également des victimes indirectes (parents, dirigeants, encadrants lorsqu’ils ne sont pas les prédateurs).

Les sportifs membres du Projet de performance fédéral peuvent également s’adresser au médecin en charge de la surveillance médicale réglementaire de leur discipline. Ils peuvent bénéficier d’un suivi psychologique renforcé, via une cellule psychologique spécifique de la FFS.

Formation des encadrants et dirigeants fédéraux

Depuis toujours, la relation entraineurs/entrainés, la bienveillance et le respect font partie des valeurs essentielles au sein des cursus pédagogiques de la Fédération française de ski. C’est avant tout sur le renforcement de ces principes que la fédération entend fonder la formation de ses encadrants et dirigeants.

Un module « éthique et intégrité » sera progressivement intégré dans les formations fédérales, afin de garantir un temps spécifique de sensibilisation des encadrants aux problématiques de violences. Une sensibilisation spécifique des cadres techniques, entraineurs nationaux et entraineurs fédéraux sera également mise en place.

L’objectif est d’informer sur les différentes formes de violence, les bons réflexes à avoir (recueil de la parole, signalement…) et donner les clés pour identifier les signaux d’alerte chez un enfant et les comportements inappropriés chez les encadrants.

Le contrôle d’honorabilité des encadrants et dirigeants de la FFS

La FFS a mis en place, selon les prescriptions du ministère des sports et de manière pro active, un contrôle automatisé de l’honorabilité de ses encadrants et dirigeants.

Concrètement, le contrôle d’honorabilité consiste à contrôler le fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes (FIJAISV) s’agissant de tous les encadrants et de certains dirigeants licenciés à la FFS (les présidents, secrétaires généraux, trésoriers et directeurs de tous les clubs, comités, ligues et de la fédération elle-même). La finalité de ce contrôle est d’identifier, parmi les licenciés, ceux qui n’ont pas le droit d’exercer en tant qu’encadrant ou dirigeant et de veiller à ce qu’ils soient effectivement écartés de ces missions.

Il ne s’agit pas d’une mesure de défiance mais une manière de valoriser l’engagement des clubs, des encadrants et dirigeants associatifs en faveur d’un sport inclusif, éducatif et responsable.

Contact

Pour toutes questions sur le plan de prévention des violences de la FFS et les actions mises en place dans ce cadre : Prune Rocipon : Directrice Service juridique et accompagnement des structures (+33 (0)4 50 51 98 73 procipon@ffs.fr