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JB GRANGE REPOND AUX INTERNAUTES DE SKICHRONO.COM “La fierté de vouloir être devant”

15.07.09


Vous avez été nombreux à nous envoyer vos questions pour Jean-Baptiste Grange. Le meilleur slalomeur du monde  a pris le temps de  répondre en détail, avec précision et gentillesse, à toutes vos interrogations.

Il nous livre quelques clés de la saison passée et de la prochaine.

Questions de Louis Cotterlaz-Rennaz (Doussard): Comment est venue votre passion pour le ski ?

 

« Mes parents étaient tous les deux skieurs en Equipe de France, ainsi que ma tante. Le reste de ma famille étant moniteur. J’ ai tout de suite baigné dans la passion du ski. De plus les gens de Valloire ont toujours eu un esprit de compétition, avec l’organisation de Coupe du monde et coupe d’Europe donc c ‘est naturellement que je suis venu à la competition. »

Quelle est l’ambiance dans l’équipe de France? 

 

« Elle est trés bonne. Je crois qu’’il y a vraiment une grosse émulation au sein de l’equipe depuis quelques années avec le renouvellement de génération et l’arrivée de jeunes skieurs. Les championnats du monde de Val d’Isère ont vraiment soudé tous les coureurs et créé cette fierté de vouloir être devant, de gagner des courses et de se surpasser.

Tout le monde s’entend très bien et travaille dans le même sens pour créer une équipe vraiment forte. »

 

Avec qui avez-vous le plus d’affinités?

 

 

« Naturellement avec ceux de mon groupe, le groupe technique, car c’est eux que je côtoie toute l ‘année à l’entrainement. »



Dans quel pays pendant la saison, préférez vous skier ?

 

« En Autriche car  il y a toujours une grosse ambiance. Les gens connaissent très bien le ski. C’est vraiment le sport national là-bas… Ensuite,  je garde vraiment un beau souvenir des championnats du monde à Val d’Isère, même si les résultats n’étaient pas au rendez-vous et qu’il y avait beaucoup de pression sur mes épaules. C’était fantastique de pouvoir courir devant tout ce public français, de voir autant monde réunis autour et en bas de la piste pour nous supporter. »

Question de Pierre-Olivier Gros (Val Frèjus): Quel est le principal progrès que vous voudriez réaliser?

 

« J’aimerais passer un cap en géant pour pouvoir vraiment jouer avec les meilleurs dans cette discipline, et, à l’avenir, progresser en descente et pourquoi pas un jour figurer parmi les meilleurs mondiaux… »





 

 

Questions d’Olivier Duale (Paris): Le matériel semble primordial. Vos skis sont-ils fabriqués seulement pour vous ou les top skieurs de Rossignol disposent-ils d’un matériel identique ?

 

« Les top skieurs de Rossignol disposent tous du même matériel. Il y a environ quatre ou cinq modèles différents, en slalom, par exemple, et chacun fait son choix parmi ceux-ci. Il y aura des différences de choix dans la dureté, dans la ligne de cote en fonction de la technique de chaque skieur. »

 

 

Combien de paires de skis sont mises à votre disposition pour une saison ?

 

« Pour le slalom et le géant, je dispose d’à peu près 15 paires par discipline et 7 à 8 en super-G et en descente… J’ai la chance de pouvoir disposer d’autant de paires que je veux mais quand les skis vont bien ce nombre me suffit largement…Si les skis ne vont pas certains skieurs peuvent skier jusqu’à cinquante à soixante paires en test pour faire évoluer le matériel. »

 

Si vous deviez faire une manche avec votre paire de ski  et une autre avec une série FIS, vendue dans le commerce, quelle serait la différence sur une manche de 55”?

 

« Je pense que je perdrais au moins trois secondes. Mais c’est une impression car, en fait, je ne sais pas trop. C’est un peu comme si vous conduisiez avec une voiture de série ou avec une Formule 1… Les exigences ne sont pas les mêmes techniquement  et physiquement et la différence est énorme au bout du compte. »

Questions de Pierre Becquet de Mulhouse: Quel est le type de remontées mécanique que vous affectionnez le plus (téléski, télésiège, télécabine, téléphérique, funiculaire…) ? Pourquoi ? A l’inverse celle que vous aimez le moins emprunter ?

 

« Je n’ai pas de préférence dans ce domaine. En téléski, les rotations se font plus vite… Mais  si il fait mauvais, je préfère être au sec dans un télécabine. »



Question de Richard: J’ai l’impression que tous les meilleurs slalomeurs sont très proches techniquement mais vous, Herbst, Hirscher, Pranger, Janyk et Lizeroux sont un peu au dessus du lot. Vue votre régularité et vos résultats sensationnels depuis deux ans, tous ces top slalomeurs et les autres ne vont-ils pas essayer de reproduire votre relâchement et votre fluidité? Comment allez-vous réagir si cela est le cas?

 

« Il est normal de regarder ce qui se fait de mieux. Un gros travail est effectué grâce la vidéo et dés que quelqu’un fait quelque chose d’intéressant, nous essayons de le copier. Je pense que certains vont me copier au niveau du relâchement et de la fluidité et c’est normal…

De mon côté, je pense qu’il y a quelques points que je peux travailler notamment en regardant chez Herbst qui a été capable par moment d’ être vraiment au dessus du lot… En fait, je m’attends à ce que certains de mes rivaux progressent en s’inspirant de ma façon de skier… et pour ma part, je fais la même chose avec eux… »

Question de Michel Chabert (Sonnaz): Quels enseignements avez-vous retiré de la saison dernière?

 

« Je pense que j’ai progressé par rapport à la saison 2008. La saison 2009 était très importante car je me retrouvais dans une situation similaire au niveau de la Coupe du monde.  C’est déjà dur d’être au top sur quelques courses mais c’est encore plus dur de l’ être toute une saison surtout avec le dossard rouge sur les épaules depuis la première course..

Mentalement et physiquement, cela use. Il faut être très rigoureux jusqu’à la fin, se remettre en question à chaque course, ajuster en permanence les petits réglages qui ne sont jamais les mêmes  d une course à l’

autre. C’ est ce qui rend la Coupe du monde si difficile. Donc je pense avoir franchi un cap de ce coté là…il y a aussi les championnats du monde qui auront été riches en enseignements. Il y avait énormément de pression et d attente sur mes épaules en skiant à domicile. Je pense que j’ai manqué un peu de calme et j’ai voulu en rajouter un peu.  

J’ai souffert d’un manque d’expérience sur ce type de course.

Beaucoup de gens pensent que j’ai raté mes championnats mais à chaque fois je jouais une médaille, je faisais mon ski et  j’allais chercher la gagne. Pour moi, ils resteront un magnifique souvenir et je pense que même si les médailles et la réussite n’étaient pas au rendez-vous ,les intentions étaient là et cela va me servir pour l’avenir. »

Question de Jef  Lanemo (Annecy-le-Vieux): Comment allez-vous gérer la saison olympique? Que représentent les Jeux pour vous?

 

« A la différence des saisons passées, nous avons un break de 15 jours entre fin janvier et le début des Jeux. Il sera donc plus facile de se préparer physiquement et mentalement après un gros mois de janvier. Pour moi la Coupe du monde reste très importante même si les Jeux olympiques sont une belle consécration. Je vais gérer ces deux grands rendez-vous l’un après l’autre en essayant d’arriver en grande forme sur les Jeux pour aller chercher une ou plusieurs médailles. »

 

 

Question de Jonathan La Gaille (Tencin): Vous avez resigné avec Valloire comme sponsor pour l’année prochaine. Est-ce important d’être soutenu par votre station?

 

« Oui. Valloire est mon village qui m’a toujours soutenu et qui continue de le faire au mieux de ses moyens. Je suis fier d’être Valloirin et j’avais vraiment envie de représenter ma station. Cela me tient à coeur de travailler avec des gens que j’apprécie, qui savent quels sont mes besoins, mes exigences par rapport à mon entraînement et ce que je peux leur donner en retour sans que cela soit négatif à ma carrière…J’ai beaucoup pensé à tout cela ce printemps et je veux vraiment rester maître  des choix avec mes sponsors. »

Question de Christelle Gringore (Rouen): Vous êtes quarantième du dernier sondage de l’Equipe Magazine couronnant le sportif préféré des Français. Pensez-vous ne pas être reconnu à votre juste valeur?

 

« Je suis à ma place. J’ai fait quelques résultats mais je suis encore loin des grands sportifs français. Nous pratiquons un sport qui n’est pas parmi les plus médiatiques.  C’est donc normal que je sois à ce rang-là. Mais j’espère bien progresser… Grâce à mes résultats…»

 

 

Publié en collaboration avec


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